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Monday, February 20, 2017

Theater Of War


A marine repairing a flag on board the cruiser HMS Alcantara.
“Theater Of War” by Cecil Beaton. Front Middle East, 1942.

Thursday, April 26, 2012

Tu as encore ton libre-arbitre

Dans quel état est le Liban ? Lamentable à tous les niveaux, notamment au niveau gouvernemental et de l'Etat. Mais j’oserais dire qu’on est habitué à vivre dans cette merde, on s’en arrange très bien. Les amis qui viennent sont toujours sidérés de voir comment on arrive à vivre dans ce foutoir. Mais en même temps, on n’a pas Hadopi, on télécharge gratuitement, tu peux acheter n’importe quel nouveau programme pour 1$. Tu peux fuir les impôts sans problème, tout le monde s’en fout. De toute façon, la corruption passe au-dessus de tout ça. C’est des petites conneries qui contrebalancent la merde dans laquelle on vit et qui font qu’on est bien content de vivre là-bas. C’est bien sûr affreux, la corruption dans l’Etat. Mais d'un côté, la vie de tous les jours est un peu moins prise de tête qu’en Europe. Si à trois heures du matin tu arrives à un feu rouge et qu’il n’y a personne, tu peux passer. Même s’il y a un policier. Tu as encore ton libre-arbitre. Mais, on vit aussi dans un état d’entre-deux-guerres. On ne sait pas d’où elle va venir : est-ce que c’est d’Israël ? Est-ce que c’est une guerre civile ? Il y a plein de scénarios possibles et ça, c’est dur. Depuis qu’on est jeune, au Liban, on a appris à ne pas faire de projets à long terme. Dans trois ans, il y a de fortes chances que tu ne sois plus ici ou que tu ne sois plus du tout. C’est une vie au jour le jour et je m’en arrange très bien. Quand j'étais plus jeune, je voulais venir en France ou en Belgique, dans un pays francophone où j’aurais pu faire de la bande dessinée. Mais en voyageant avec les tournées de musique, j’ai découvert que ça n'est pas mieux ailleurs. Bien sûr ici il y a des subventions pour la culture, il n’y a pas de guerre. Mais en contrepartie, il y a aussi de moins bonnes choses.

Mazen Kerbaj, Gens de Beyrouth - gens de Paris

Wednesday, December 7, 2011

Paris was liberated

Crowds of French patriots line the Champs Elysees to view Allied tanks and half tracks pass through the Arc du Triomphe, after Paris was liberated on August 25, 1944 (LOC)

Crowds of French patriots line the Champs Elysees to view Allied tanks and half tracks pass through the Arc du Triomphe, after Paris was liberated on August 25, 1944

Sunday, October 30, 2011

Der Muselmann

Der Muselmann, le « musulman » désigne, dans l’argot des camps, l’homme-momie, le mort vivant, celui qui a cessé de lutter, qui a perdu toute conscience et toute volonté. Ce terme renvoie probablement « au sens littéral du terme arabe muslim, signifiant celui qui se soumet sans réserve à la volonté divine » (Ce qui reste d’Auschwitz, Bibliothèque Rivages, p. 53). Selon l’Encyclopedia Judaïca, il pourrait provenir « de la posture typique de ces détenus, blottis seuls, les jambes repliées à la manière "orientale", le visage rigide comme un masque. ». Pour Giorgio Agamben, le « musulman » est le nom de l’intémoignable : « Le témoin témoigne en principe pour la vérité et la justice, lesquelles donnent à ses paroles leur consistance, leur plénitude. Or le témoignage vaut ici essentiellement pour ce qui lui manque ; il porte en son cœur cet "intémoignable" qui prive les rescapés de toute autorité. Les "vrais" témoins, les "témoins intégraux", sont ceux qui n’ont pas témoigné, et n’auraient pu le faire. Ce sont ceux qui "ont touché le fond", les "musulmans", les engloutis. Les rescapés, pseudo-témoins, parlent à leur place, par délégation - témoignent d’un témoignage manquant. Mais parler de délégation n’a ici guère de sens : les engloutis n’ont rien à dire, aucune instruction ou mémoire à transmettre. Ils n’ont ni "histoire" [...], ni "visage", ni "pensée". Qui se charge de témoigner pour eux sait qu’il devra témoigner de l’impossibité de témoigner. »

Monday, July 18, 2011

Le mythe japonais de Gengis Khan

Si l'on veut comprendre quelque chose aux relations complexes qui existent aujourd'hui encore entre Japonais et Chinois ou Mongols, ces deux peuples impériaux de l'Asie orientale, il faut savoir que les noms de Temüjin et de Gengis Khan ont, aujourd'hui encore, des résonances particulières dans l'esprit des Japonais.
En effet, en 1189, à l'époque même de l'affrimation du pouvoir du fameux chef mongol (devenu chef suprême des mongols en 1206) le célèbre guerrier japonais Minamoto no Yoshistune - fameux héros populaire du récit épique des "Dits des Heike" - meurt obscurément dans une province du nord du Japon précisément au moment où se lève en Asie centrale l'étoile de Temüjin.
Mais, très vite, la légende allait s'emparer de lui. En effet, loin d'être mort, il serait alors passé en Sibérie avant de gagner les hauts-plateaux mongols et de s'y métamorphoser en... Gengis Khan. Une assimilation où le héros mythique (japonais) se transforme en personnage historique (mongol). Un récit semi-mythologique qui atteste - en tout cas - du pouvoir de l'imaginaire sur les mentalités (sinon sur la réalité...) et qui nous éclaire là sur l'un des mythes fondateurs du nationalisme japonais.
En effet, on se souviendra que - dans les années 1930's - le mythe de la "transformation" du samouraï Miyamoto no Yushitsune en Gengis Khan le conquérant fut alors une façon comme une autre - pour les extrémistes du nationalisme japonais - de s'approprier ainsi la "gloire" du célèbre conquérant mongol d'autrefois et d'ainsi mieux s'appuyer sur ce "précédant historique" pour asseoir leurs revendications territoriales en extrême orient et en Asie continentale (en Corée, Mandchourie, Chine, Mongolie, etc).

Nb : Minamoto no Yoshitsune, personnage célèbre de la ligné princière et shogunale des Minamoto (ancêtres des futures lignés shogunales des Ashikaga et des Tokugawa) qui s'est, notamment, illustré dans la guerre qui a opposé pour le pouvoir shogunal- à la fin du XIIe siècle - les princes Minamoto aux princes Taira.

Ronan Blaise



- Sources : « La face de l’Asie », un ouvrage de René Grousset et George Deniker publié en 1955 aux éditions Payot

Saturday, July 2, 2011

L’Art de la Guerre

Le premier document faisant mention de techniques de manipulation, est « l’Art de la Guerre », attribué à Sun Tzu (auteur ou groupe d’auteurs) dont on ne sait rien, si ce n’est qu’il vécut quelques siècles av. J-C. en Chine, à peu près à la même époque que Confucius.
- « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie » ;
- « Ceux qui sont experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemie sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un état sans opération prolongée » ;
- « Toute campagne guerrière doit être fondée sur le faux-semblant; feignez le désordre, ne manquez jamais d’offrir un appât à l’ennemi pour le leurrer, simulez l’infériorité pour encourager son arrogance, sachez attiser son courroux pour mieux le plonger dans la confusion: sa convoitise le lancera sur vous pour s’y briser » ;
- « Lorsque l’ennemi est uni, divisez-le; et attaquez là où il n’est point préparé, en surgissant lorsqu’il ne s’y attend point. Telles sont les clefs stratégiques de la victoire, mais prenez garde de ne point les engager par avance ».